AurelFree

Blog perso sur des sujets qui me tiennent à coeur.

vendredi 18 mai 2007

La World company existe !

Et si la théorie du complot n'était pas un mythe?

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mardi 17 avril 2007

Machine à voter

Testez l'ergonomie de la future machine à voter

machine___voter

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vendredi 6 avril 2007

Nous n'accordons pas assez d'importance aux TIC dans nos cycles de formation

TICLe président du Cigref, à l'occasion de la campagne présidentielle, demande au futur gouvernement de s'impliquer davantage dans les TIC en matière d'éducation, d'intelligence économique, et dans le soutien à l'innovation.
http://solutions.journaldunet.com/itws/070405-it-presidentielle-2007-cigref.shtml

L'économie de l'immatériel : la croissance de demain "Dans l'économie de l'immatériel, l'incapacité à maîtriser les TIC constituera en effet une nouvelle forme d'illettrisme aussi dommageable que le fait de ne pas savoir lire ou écrire".
http://www.minefi.gouv.fr/directions_services/sircom/technologies_info/immateriel/immateriel.pdf

CyberIES

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mercredi 4 avril 2007

Une base de données clients diffusées sur Internet

logo_pressindexUne base de données clients diffusées sur Internet par la société PressIndex. Voilà qui n'est pas rassurant du tout. La société PressIndex, une entreprise qui vient de rentrer en bourse et qui propose de la veille pour les entreprises laisse en accès libre, sur son blog, une base de données contenant la liste de ses clients.
Cette base de données Excel est accessible via un simple lien, dans une page du blog. On se demande si l'un des administrateurs du blog a fait un test qu'il a tout simplement oublié d'effacer.
Le fichier .XLS date du 03 avril dernier. Dans la liste on découvre 55 clients et 105 prospects comme Rumeur Publique, TBWA, TRIMEDIA (Ex-Harvard) ou encore YSA OSSARD LATGE (EX-EURO RSCG). Dans la série, ça ne tourne pas rond chez PressIndex, deux messages d'internautes dans l'un des posts du blog de cette société. La brève parle de l'entrée en bourse de PressIndex.
Les deux messages, des félicitations pour cette évolution économique. Seulement, les internautes en question sont la même personne...

Lire la suite: zataz.com

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lundi 2 avril 2007

Qui contrôlera demain Internet ?

internet_dominationLe Monde.fr

Le coeur du réseau Internet est toujours sous la tutelle du gouvernement américain. Les pays émergents, notamment la Chine, vivier des futurs internautes, vont-ils se satisfaire de cette situation ? A l'évidence, non ! Des tensions diplomatiques existent entre les Etats-Unis et le reste du monde depuis 1998, date de création de l'Icann, la société californienne qui gère le "DNS", l'annuaire universel qui assure le fonctionnement de l'Internet.
L'administration Clinton avait prévu de donner son indépendance à l'Icann, mais l'essor politique et économique de l'Internet a fait reculer le gouvernement américain. Celui-ci résume désormais sa position en ces termes : "Internet est le moteur de notre croissance et nous ne permettrons pas qu'il soit pris en otage pour des raisons politiques.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-890242,0.html

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vendredi 23 mars 2007

Europeana, la bibliothèque sur la toile

"On a pris conscience très tard de l’enjeu qu’il y avait à développer en Europe des outils d’accès au texte efficace, note Olivier Bomsel, chercheur au CERNA de l’Ecole des Mines".
http://www.20minutes.fr/article/147412/20070322-High-Tech-Europeana-s-effeuille-sur-le-Net.php
http://www.bnf.fr/pages/europeana/europeana.htm
=> pas ergonomique, triste avec des images de mauvaise qualité...

Des classiques de la littérature en téléchargement gratuit 
http://www.01net.com/editorial/324802/initiative/des-classiques-de-la-litterature-en-telechargement-gratuit-sur-google/

La Commission invite les Etats membres à contribuer à la bibliothèque numérique européenne
http://www.fenetreeurope.com/php/page.php?section=actu&id=6332

bibliotheque Kirtas Technologies, leader américain de la numérisation de livres et de documents reliés, investit le marché français
http://www.graphiline.com/index.php?page=article&idnewsarticle=7092

Affaire Google Print : le patron de la BNF persiste et signe
http://www.silicon.fr/getarticle.asp?ID=11823

Google : "Nous voulons travailler avec des bibliothèques françaises"
http://www.lexpansion.com/art/3773.132307.0.html

Michael fait l'inventaire du patrimoine numérisé européen
http://www.01net.com/article/272489.html

Les 500 000 images d'archives de la New York Public Library accessibles à tous
http://digitalgallery.nypl.org/nypldigital/index.cfm

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mardi 20 mars 2007

Comprendre et utiliser les groupes de discussion

Les groupes de discussion restent les champions incontestables de l'information spécialisée, ciblée et vérifiée par des experts. Un contenu dont vous ne trouverez probablement l'équivalent sur aucun forum ni aucun blog.
http://www.01net.com/editorial/344349/forum/comprendre-et-utiliser-les-groupes-de-discussion/

Les lettres d'information et listes de discussion dans un dispositif de veille
http://www.les-infostrateges.com/article/0606266/les-lettres-d-information-et-listes-de-discussion-dans-un-dispositif-de-veille

Animer les territoires électroniques
"Les territoires électroniques qui fonctionnent, où il se passe quelque chose aujourd'hui reposent avant tout sur un ou quelques animateurs. A la tête d'une simple liste de diffusion ou d'un réseau absolument informel, ils animent, par leur présence, par leur activité, par leur prise de parole, toute une communauté".
http://www.internetactu.net/?p=6513

 

   

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lundi 19 mars 2007

Entretien avec Alain Juillet

Alain_JuilletEntretien publié le Vendredi 16 mars au journal "l'Economiste" avec Mr Alain Juillet, le haut responsable de l'IE en France.

Propos receuillis par Faiçal FAQUIHI.

 

http://www.leconomiste.com/article.html?a=76912

Pour en savoir plus sur Alain Juillet : http://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Juillet

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vendredi 16 mars 2007

Le « dévissage » de l’information sur France Inter

Extrait de l'article paru sur Knowckers.org :

 

"Les journalistes de France Inter ont-ils perdu la tête ? La radio de service public a pris depuis quelques semaines une orientation politique clairement affirmée contre les candidats de droite. La cible première semble être Nicolas Sarkozy. En témoigne la manière particulièrement scandaleuse dont Serge Martin, le présentateur du journal de 8 heures a rendu compte le jeudi 1er mars de la prise de position de Nicolas Sarkozy en matière de politique étrangère."

 

Pour lire la suite : http://www.knowckers.org/content/view/243/1

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jeudi 15 mars 2007

Information, média, information libre et protégée

Après plusieurs mois de réflexion et de discussions avec des gens de différents milieux, j'ai décidé d'écrire mes idées sur ce que j'appelle la libéralisation de l'information. C'est principalement ma visite à Oxford chez Vincent qui m'a aidé à finalement mettre ensemble mes réflexions sur la société informatique, artistique, scientifique qui ont le point commun de devoir se servir d'un médium pour faire circuler l'information qui résulte de son activité. Qu'est-ce que je veux dire par médium ? Parlons d'une organisation qui s'occupe de rendre accessible l'information créée aux personnes intéressées. Puis, qu'est-ce que j'entends par information ? D'un point de vue tout à fait général, le produit d'une activité qui peut être transmis ou distribué sans égard à sa forme matérielle, par exemple, tout ce qui est informatique, littéraire, scientifique, certaines formes artistique et musicales. Le point important à admettre est que l'information peut généralement être traduite digitalement et transmise autant de fois qu'on le souhaite.

Qu'est-ce que l'information libre et protégée ? Inspirons-nous de la licence qui définit le projet GNU/Linux, la GPL (General Public License), qui stipule que tout programme enregistré selon celle-ci doit être distribué avec le code source, qu'il soit vendu ou simplement copié une infinité de fois, et que ce dernier doit garder mention des noms des auteurs. Cette licence demande en gros que les codes informatiques fassent partie du domaine publique, accessibles à toute personne possédant un ordinateur. L'information protégée, elle, est régie par des droits d'auteurs concernant des redevances financières lors de la distribution.

Dans cet essai, je propose un changement structurel des institutions médiatiques pour que toute information puisse faire partie du domaine publique sans que les moyens financiers des créateurs soient affectés assez pour faire mourir leur domaine respectif d'activité.

I. L'échec du système médiatique actuel 

À qui profite l'information actuellement

Discutons un peu des systèmes de distribution de l'information. Généralement, on parle de propriété, de protection. La conception générale est un point de vue de création-vente, où le créateur est rémunéré par la distribution même, utilisant un des média établi. Par exemple, les musiciens, la vente de disques, puis le médium, qui est généralement sony. Le créateur dépend généralement de son médium et ce dernier décide des termes de la distribution.

Cela ne prend généralement que quelques chiffres pour faire une rapide évaluation des intérêts en jeu : par exemple, les musiciens reçoivent moins d'un dollar par disque vendu au prix environnant vingt dollars. La chaîne d'institutions vivant financièrement sur le reste est longue mais la majeure partie reste dans les mains du médium Sony. Un calcul rapide peut nous dire combien de disques doivent être vendus pour qu'un artiste reçoive un salaire permettant de vivre et il faut se rendre à l'évidence que seuls quelques uns y parviennent. Comment vivent les autres ? Évidemment, par d'autres activités entourant leur domaine, par exemple, spectacles, apparitions télévisées et subventions gouvernementales. La situation est semblable pour les écrivains. Dans le cas des scientifiques, il n'y a généralement pas de rémunération du tout pour les articles publiés. On peut donc conclure que le système actuel de l'information profite financièrement aux média de distribution et très peu aux principaux intéressés.

Il faut ajouter encore que la propriété, dans le processus, passe aussi aux média. Les articles scientifiques publiés dans Physical Review Letters appartiennent à l'American Physical Society. Lorsqu'on affirme que la propriété sert à protéger les auteurs, ce n'est pas tout à fait vrai, ce sont plutôt les médias qui jouissent de cette protection légale.

Où est l'intérêt du créateur, artiste

On peut dire que l'intérêt du créateur est en premier de survivre. Ceci satisfait, généralement, l'artiste désire être distribué au plus grand nombre de gens possible : il désire la visibilité (il est artiste, il veut se faire entendre !). Par quel processus est-ce que cela se passe ? On peut parler de marketing, qui est la responsabilité du médium. L'échange est le suivant : l'artiste donne les droits sur son oeuvre selon un contrat et le médium tente de la rendre visible avec ses ressources financières considérables.

Avec internet qui devient maintenant un standard de communication, comme le téléphone à une autre époque, une question s'impose : est-ce que la façon standard des médias de distribuer est encore aussi efficace, même compte tenu des efforts de marketing ? Pour des artistes connus, il n'y a aucun doute : non. Le meilleur exemple est la distribution par des logiciels à l'image du défunt Napster. Celle-ci dépasse probablement en efficacité la distribution opérée par les magasins de disques. Est-ce contre l'intérêt des artistes ? Il n'est tout d'abord pas possible de mesurer ce que serait la situation si Napster n'avait jamais existé : étant donné la visibilité rendue par ces transferts informatiques, comment peut-on évaluer le nombre de disques vendus grâce à elle et le nombre qui n'ont pas été vendus à cause de ce médium ? Les plaintes des compagnies de distribution, selon lesquelles les ventes auraient été moins grandes à cause de ces logiciels sont, selon moi, de piètres spéculations sur la réalité. Sauf pour l'aspect financier, internet offre aux musiciens une opportunité sans pareil de se faire entendre même par des gens démunis ou vivant dans les endroits les plus reculés de la planète.

On dit généralement que cette prétendue chute de vente nuit aux musiciens par le refus plus fréquent des compagnies de produire et promouvoir de nouveaux artistes. C'est selon moi la même évidence de l'échec du système médiatique actuel.

Le danger de l'information protégée

L'information qui n'est pas libre présente une particularité : elle ne peut rejoindre uniquement qu'un groupe de personnes privilégiée. Donnons plusieurs exemples. Les disques compacts sont vendus à un prix relativement élevé, et la situation est pire dans le cas des DVD. De plus, ceux-ci ne sont distribués qu'aux endroits dans le monde où les prédictions de vente sont assez élevées, chose nécessaire à la rentabilité. Les articles scientifiques sont vendus à des prix très variables, mais sont généralement accédés par l'intermédiaire d'une institution, académique ou non, qui débourse un prix d'abonnement exorbitant par revue. D'un point de vue philosophique, la création de toute personne devrait faire partie d'un patrimoine mondial accessible à toute personne intéressée. Un second danger vient du fait que les médias ont un contrôle sur le contenu de l'information par leur choix parmi les créateurs qu'ils décident de distribuer. Par exemple, comme l'explique Naomi Klein dans No Logo, Wal Mart est un des plus gros vendeur de disques en Amérique. Selon leur philosophie d'image familiale, ils font un tri dans le type d'information qu'ils vendent et par ce fait même, vu leur importance commerciale, font opérer aux média une censure par le choix dans l'investissement financier.

II. L'information : libre ou protégée ?

Information libre : est-ce possible ?

L'objection générale que j'obtiens chaque fois que je discute d'information libre est que les créateurs doivent vivre d'un quelconque salaire provenant de la vente du produit de leur création. Est-ce que c'est tout à fait vrai ? Il semblerait à priori que cela dépende du domaine d'activité. Par exemple, il est vrai que si les publications scientifiques comportaient une licence analogue à la GPL de Linux et qu'elles étaient tout à fait gratuites et accessibles par internet, cela ne changerait pas grand-chose au commun des mortels. Cela est facile : il suffirait que quelques institutions académiques décident d'en prendre le contrôle, financés à même les fonds scientifiques des pays participant. Les musiciens ? Ceux-là n'ont jamais vécu de la vente de leurs disques et n'en vivront jamais. Ils vivent de produits dérivés de leur création. Les écrivains ? Encore une fois, ce sont souvent des professeurs ou ont une quelconque autre profession. Il y a nombre d'histoires d'écrivains ne recevant jamais leur part du gateau de la part des éditeurs et qui se taisent, parce qu'ils veulent que leur oeuvre se rende aux lecteurs. Comment est-ce que les distributeurs, ceux qui par exemple impriment les livres ou fabriquent les disques, pourraient être rentables ? Si l'information était publiée selon une license publique, ils auraient légalement le droit de reproduire l'information et de vendre l'emballage, au prix qu'ils veulent et ceci sans jamais posséder de droits d'auteur. Les prix seraient probablement moins élevés et je reste convaincu que beaucoup de gens continueraient d'acheter l'information en magasin.

J'en arrive à la conclusion que dans beaucoup de domaines, l'information étant libre, les choses ne seraient pas très différentes pour les artistes du point de vue financier. On peut généralement parler de vente de produits dérivés. Puis, le marché d'information resterait bien vivant, quoique beaucoup plus sain.

Changement radical des institutions

La transformation vers l'information libre nécessiterait certainement un changement radical du fonctionnement actuel des choses. Ce sont les institutions médiatiques qui sont ici en cause. Le problème est le fonctionnement selon le principe de création-vente. Il faudrait des institutions qui vivraient aussi de produits dérivés. Puis, finalement, la structure générale des choses serait l'institution d'une licence légale analogue à la GPL adaptée à chaque domaine particulier.

Un mouvement existe

Il resterait à noter que plusieurs mouvements existent. Je ne suis certainement pas le premier à me pencher sur la question. Le plus fulgurant et meneur de tous est le projet GNU/Linux. Il y a aussi la licence Copyleft, pour le domaine littéraire. Certains musiciens possédant déjà un nom et une visibilité décident de publier sur internet, sous une licence dans le même esprit. Finalement, soulignons ce qu'on appelle les 'preprints' de Los Alamos dans le domaine scientifique en physique, le serveur du CERN et Arxiv, qui fournissent gratuitement en ligne le contenu des articles en voie d'être publiés.

III. Le logiciel libre 

Le succès du logiciel libre : comparaison entre le monde industriel et la communauté sciencifique

Ces idées ont commencé à m'intéresser lorsque j'ai, la première fois, installé un système GNU/Linux sur mon ordinateur. J'ai commencé avec la distribution Mandrake, pour continuer avec Red Hat, puis Debian, puis finalement Gentoo, ma préférée. Deux choses m'ont intensément frappé.

La première est la grosseur du mouvement et son efficacité. Un système Linux est au moins aussi efficace qu'un système Microsoft, mais la documentation est énormément plus dense, mieux faite et plus accessible. Il est possible de connaître complètement les bas fonds du système simplement en lisant sur internet. Il est étonnant aussi de se rendre compte que le nombre d'applications Linux est possiblement plus grand que celui d'applications destinées à Windows. On peut dire du moins que, étant donné qu'il faut acheter chaque application Windows, il est possible de faire beaucoup plus de choses avec Linux. Tout ceci pour souligner l'efficacité et la cohérence de ce mouvement libre.

La seconde est le fait que la structure du mouvement Linux ressemble étonnament à la structure du milieu scientifique. Dans ce même esprit où la science veut ses résultats accessibles à tous les scientifiques du monde, que la science appartient à l'Homme en général et non à des corporations, la communauté Linux veut que son développement technologique soit connu et utilisable par quiconque sait quoi en faire. Il fonctionne aussi selon le même système de collaborations. La science se fait par collaboration entre différents groupes de recherche, dans différents laboratoires ou universités, possédant différentes expertises et ressources. Les projets Linux se construisent de la même façon en séparant les tâches, reléguées à des gens spécialisés qui s'ajoutent à un groupe existant.

Qu'est-ce qui a fait le succès de Linux ? Probablement l'efficacité de sa façon de développer les technologies. Notons en particulier les forums de discussion où les utilisateurs communiquent leurs idées et les problèmes inhérents aux programmes qu'ils trouvent (chaque utilisateur est un testeur) et l'institution d'un système de 'bug report'. Le fait est que le développement, actuellement, roule à un train beaucoup plus rapide dans la communauté Linux que dans toute institution commerciale. Il semblerait que, la complexité actuelle des programmes étant la cause, les institutions commerciales, vu leur nombre limité de programmeurs, se perdent dans la résolution interminable de problèmes qu'ils n'arrivent que difficilement à comprendre. Autrement dit, la communauté Linux, presque sans financement, semble posséder plus de ressources que Microsoft même.

Est-ce vrai que la communauté ne profite d'aucun financement ? En fait, non. Il semblerait que beaucoup de compagnies trouvent leur compte à développer des programmes 'open source'. La communauté ayant la grosseur qu'elle a, ils y voient une visibilité incomparable. Leur intérêt est de se faire connaître, pour ensuite faire de la consultation pour des clients particuliers. J'appellerai cela, encore une fois, des produits dérivés. Notons l'entreprise qui existait sous le nom de Red Hat, qui a construit sa propre distribution Linux et qui vivait de l'installation de son système et de support technique. On peut aussi mentionner le géant IBM, qui vend maintenant ses machines avec un système Linux. Dans les deux cas, rien étant enregistré selon la GPL n'est vendu, c'est ce qui entoure qui est la source de revenu.

Le danger du monde informatique fermé contrôlé par une seule entité

Je résumerai ici mon idée en citant le texte écrit par l'équipe qui a créé Wine, un programme Linux permettant de faire fonctionner des applications Windows, dans la section "Why Wine is important" de son site internet : "The US Department of Justice has "found" that Microsoft Windows is run by more than 95% of [U.S.] personal computers. (...), such large homogeneous populations are dangerous to society. The irish learnt this the hard way when their potato crop was destroyed by a fungus, causing the 1845 "Potato Famine" and killing more than a million people (about 10% of the population)."

La structure commerciale actuelle du domaine informatique promouvoie les monopoles. Pourquoi ? Parce que les utilisateurs ont besoin de l'uniformisation des formats de communication (par exemple, les fichiers pdf, mpeg, mp3, doc, etc.). Lorsqu'une compagnie applique un brevet sur un tel format, elle le contrôle complètement du point de vue légal et peut, par conséquent, contrôler son utilisation. Comme l'explique la citation, c'est une situation dangereuse. Si une compagnie refuse la divulgation du fonctionnement de son programme permettant la communication à l'aide du format qu'elle a développé, elle met en potentiel danger tous les utilisateurs. Si ce format devient un standard de société (tel Microsoft Word), c'est tous les utilisateurs de la planète que ce danger vise. Les intérêts commerciaux nuisent aux systèmes informatiques. La situation idéale serait que le système d'opération de base, tel Windows, appartienne au domaine public.

À l'image du logiciel libre

La communauté Linux nous a démontré quelque chose d'important : une société informatique cohérente peut exister sans enjeux commerciaux. Pourquoi ne serait-il pas possible d'étendre le principe à d'autres domaines ? Pourquoi pourrait-il pas, par exemple, exister une communauté artistique au sein de laquelle toute création appartient au domaine publique et tout financement provient de produits dérivés ?

Vers une société de l'information libre 

En observant la communauté Linux, on réalise non seulement que celle-ci fonctionne, mais que les choses semblent tourner dans sa direction. Le fait est que personne n'en a décidé ainsi : c'est un tournant naturel de société. Notons que Microsoft prévoit rendre publique une partie du code source de Windows. Pourquoi ? Pour obtenir les suggestions d'une communauté d'informaticiens extérieure à l'entreprise. Beaucoup d'autres vont suivre. Mentionnons aussi que Macintosh a adopté le coeur ('kernel') de FreeBSD (une version spéciale de Linux possédant une licence légèrement différente) pour l'insérer au centre de son système d'exploitation MacOS. La complexité et l'efficacité étant en cause, on peut prédire la chute de la cathédrale Microsoft.

Je dirais donc que par la force des choses, toute l'information pourrait un jour devenir libre. Cela se fera peut-être par très petits pas, mais il est possible que cela s'opère. La situation actuelle est celle d'une population passive devant un système qui nuit clairement à tous et à toutes. Certaines manifestations d'un mécontentement apparaissent dans différents domaines, parlons en particulier du transfert de fichiers avec le défunt Napster et maintenant Kazaa et la bataille insensée des corporations, qui poursuivent présentement personnellement des utilisateurs de Kazaa choisis au hasard, pour faire peur. On a aussi droit à des lamentables publicités télévisées selon lesquelles les transferts informatiques constituent un vol. Moi je prônerais plutôt, avec une vision futuriste, l'utilisation maximale de Kazaa, ne serait-ce pour, premièrement, que les compagnies baissent les prix des disques, mais en particulier pour que le mouvement de musique libre s'amorce. Cette manifestation de mécontentement ne sera pas la dernière et n'est pas prête de se terminer. Les choses n'auront plus le choix de changer. Il faudra donc partir du bon pied et construire un système au sein duquel l'information fera partie d'un patrimoine mondial appartenant à chaque être humain.

Source : http://www.zombiemedia.org

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